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L’important… pas de majorité au fédéral

Par Claude Boucher
le 3 décembre 2006 à 11:12

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Classé dans Nos amis canadiens

Avec l’élection de Stéphane Dion (alias le rat ou le roi-nègre) à la tête du Parti libéral du Canada, l’année 2007 sera particulièrement intéressante à bien des niveaux.

  • Les Conservateurs, comme Michael Fortier, tentent déjà de tirer parti du choix du PLC pour s’imposer comme l’option fédéraliste par défaut au Québec.
  • Les Libéraux fédéraux, avec  Dion à leur tête, poursuivent leur fuite en avant dans le trudeauisme le plus orthodoxe, une vision rejetée par la plupart des fédéralistes québécois, à l’exception des plus purs et durs.

Qu’elle devrait être la position tactique des souverainistes devant cette situation? Deux choses doivent être mises de l’avant:

  • Les positions des Conservateurs dans une foule de dossiers (de l’environnement à la justice, en passant par les accès belliqueux en matière de politique étrangère) sont contraires aux intérêts supérieurs du Québec. Harper ne défend pas les intérêts du Québec.
  • Les positions de Dion sur le déséquilibre fiscal, le pouvoir fédéral de dépenser et le droit du Québec de choisir librement son avenir politique (Dion a dit hier que «les Québécois avaient le droit de ne pas choisir!») sont elles aussi contraires aux intérêts supérieurs du Québec. Dion ne défend pas les intérêts du Québec.

Cependant, il faut convenir que l’un de ces deux tristes personnages deviendra premier ministre du Canada au terme des prochaines élections fédérales. Tout ce que nous pouvons faire pour limiter les dégâts, c’est de ne pas donner de chèque en blanc à l’un ou l’autre de ces tristes personnages en réélisant une forte délégation du Bloc à Ottawa. Dans les circonstances actuelle, un gouvernement minoritaire constitue un moindre mal.

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