Je ne sais pas ce que vaut l’analyse de LinuxMag, mais je dois avouer que la notion de SaaS (Software as a service) pourrait faire dérailler l’idéologie OpenSource. Ou non.
Sur le plan strictement philosophique, l’inclusion de logiciels qui parasitent le libre est anti-éthique, puisqu’elle ne contribue pas à l’avancement de la communauté. Par contre, afin d’éviter des tracas aux utilisateurs, même les apôtres du tout-au-libre sont prêts à mettre de l’eau dans leur vin et à tolérer des blobs binaires comme les pilotes vidéo (nVidia, ATI) ou des trucs à la légalité douteuse comme les codecs multimédia.
La GPL est révolutionnaire dans la mesure où elle remet en question les notions de propriété et d’appropriation collective des moyens de production de l’information (pour utiliser une perspective un peu marxiste). Mais les révolutions prennent du temps à trouver leur masse critique. L’intelligence collective de la GPL remplacera évenuellement le système propriétaire actuel, mais le chemin vers cette nouvelle intelligence fondée sur la coopération sera long et tortueux.
Pour provoquer des changements de mentalité à long terme, une augmentation de la popularité est suivie d’un plateau, pour assimiler la nouvelle communauté. Puis d’une nouvelle expansion. Et ainsi de suite…
Un peu comme le mouvement souverainiste québécois d’ailleurs…