À gauche de l’écran déplore le retour à une saine dose de fierté québécoise, parce c’est trop ethnique :
Tenez, je vais le garder pour moi tout seul, ce Nous; ça sera un nous de Majesté. Nous en avons plus qu’assez de ce petit jeu de saute-noustons.
On s’est tellement fait bourrer par le “bon multiculturalisme” de Trudeau et de sa clique, qu’on en est rendu à penser que de célébrer nos origines nationales est une maladie honteuse. Il ne faut pas se conter d’histoires : on est pour l’indépendance pour trois grandes raisons
- parce qu’on partage le français;
- parce qu’on a des valeurs communes différentes du Canada;
- et aussi parce qu’on est fier de ce que nos ancêtres ont fait :
la découverte du de l’intérieur de l’Amérique du Nord, c’est un peu beaucoup notre oeuvre historique majeure. Nous avons eu nos épreuves et nos moments de gloire, nos côtés non montrables et nos mythes nationaux, mais la question de la survivance de ce que nous sommes et de ce que nous sommes devenus exige de nos bien plus que la prison dorée dans laquelle est enfermée notre peuple et le territoire national.
Voici la question claire (Péloquin me pardonnera) : Êtes-vous écoeurés de mourir, bande de caves!
Je suis nationaliste, certainement, mais je me réclame davantage d’un patriotisme sain et normal, un patriotisme qui m’est présentement refusé par le pays de mon passeport. Nous devons nous réapproprier notre passé pour en tirer des enseignements et nous inspirer.
Le débat sur les valeurs fondamentales du pays à devenir est difficile et émotif mais il est nécessaire. À vrai dire, il est préférable qu’il se fasse tout de suite que tout juste avant une autre consultation sur notre avenir.