La stratégie du Parti libéral du Québec en vue des prochaines élections au Québec est très simple. Compter sur la brise de droite pour achever définitivement la réunification forcée des forces de l’Action démocratique du Québec avec les siennes. À preuve l’acharnement dont font preuve les stratèges de la rue Gilford afin d’assassiner le king de Rivière-du-Loup, Mario Dumont.
Contrairement à ce qu’on peut généralement penser du côté souverainiste, le virage nationaliste amorcé par le premier ministre Jean Charest ne vise pas autant la clientèle péquiste, mais plutôt la clientèle nationaliste molle et plutôt individualiste que fédère le leader adéquiste. Déclaration fracassante au début juillet de M. Charest à Paris, petit côté autonomiste à la conférence fédérale-provinciale de St. John’s, petites lettres ouvertes aux journaux de son ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, discours au dévoilement de la statue de Robert Bourassa, ces petits détails s’accumulent.
Et voilà qu’aujourd’hui, on apprend que le PLQ laisse couler un sondage externe (commandé à la maison Léger Marketing!) qui relance les spéculations au sujet de la candidature du maire Jean D’Amour de Rivière-du-Loup:
Un sondage Léger Marketing commandité par le Parti libéral du Québec, mené les 18 et 19 octobre, montre que si les gens étaient appelés aux urnes, Mario Dumont serait battu par le maire de Rivière-du-Loup, Jean D’Amour. M. Dumont ne récolterait que 33 % des votes, soit 25 % de moins qu’en 2003. Jean D’Amour serait élu avec 36 % des appuis. Si le bloquiste Paul Crête passait au PQ, il obtiendrait un score de 28 %, précise le sondage.
Comme Michel C. Auger le dit dans son propre blogue, ça sent l’offensive séduction à 100 miles à l’heure!