Au cours de mes lectures, il m’arrive de tomber sur des imbécilités tellement grosses qu’elles m’incitent à les bloguer, juste pour le plaisir d’en rire. C’est le cas d’un important article d’une gazette Quebecor (Sun Media), le Lloydminster Meridian Booster, qui analyse la situation politique québécoise à travers l’oeil exercé de deux grands “spécialistes” de la question. D’abord, Gerry Ritz, député conservateur de Battlefords-Lloydminster:
“(Duceppe) is under the impression that he could separate and still get equalization payments … or use the Canadian dollar … he thinks all the government offices and staff and the army would still be based there. It’s not a case of him having his cake and eating it too. He’s just that politically naive.
“As far as I’m concerned, their share of the national debt should follow them as a separate nation.”
Pauvre M. Ritz. Il a certainement été mal informé. Non, un Québec souverain ne recevrait pas de péréquation. Un Québec souverain ne ferait plus partie du Canada! Les citoyens du Québec ne seraient plus représentés au Parlement d’Ottawa et paieraient leurs taxes et impôts à Québec uniquement. Pour ce qui est du dollar canadien, M. Ritz devrait plutôt prier pour qu’un Québec souverain n’abandonne pas la devise canadienne au profit du dollar américain.
Quant à la dette, on peut le rassurer tout de suite: le Québec prendra sa juste part de la dette fédérale canadienne. En contrepartie, le Québec deviendra propriétaire d’une partie des actifs du gouvernement fédéral (dont les bâtiments et autres propriétés fédérales en sol québécois). Les détails sont disponibles sur le site du Parti québécois et dans les études de la Commission Bélanger-Campeau, où ces questions ont été abondamment discutées depuis plus de 30 ans.
Quant à son collègue de Vegreville-Wainwright, Leon Benoit (pas d’accent), il se berce d’illusion sur la grande popularité (16%, selon les derniers sondages) des Conservateurs au Québec:
“With the new level of Conservative support in Quebec, clearly people are seeing a very viable federalist alternative. And I think we’re going to keep improving on that.”
Oh brother! Dream on!