«Nation» québécoise? L’idée des partisans québécois de Michael Ignatieff, candidat au leadership du PLC était de s’insérer de nouveau dans la conversation québécoise, après la Nuit des longs couteaux, le sabotage du Lac Meech, l’insulte de Charlottetown, les promesses non tenues de 1995 et les magouilles des commandites, qui s’accumulent encore aujourd’hui, un an après le dépôt du rapport du bon juge Gomery.
Il semble qu’il faudra autre chose parce que leurs maîtes Canadian viennent de leur signifier une fin de non-recevoir, pure et simple. D’abord, l’approche “over my dead body“:
Andrew Coyne, propagandiste pro-Harper sévissant au National Post:
There are indeed repeated references in the Confederation debates to the desire to create “a new nationality,” a “political nation,” and so forth. Not two, or 10, or 600: one.
De l’autre côté, il y a la candeur rafraîchissante de ceux qui énoncent clairement la portée de cette «reconnaissance»:
Gerry Byrne, député libéral fédéral de Terre-Neuve et partisan d’Ignatieff:
At the other extreme, Newfoundland MP Gerry Byrne, another Ignatieff supporter, said recognizing Quebec as a nation is no big deal. He said Acadians and aboriginal peoples are routinely called nations, so why not a province? Indeed, why not his own province?
“We are a nation of nations so I don’t really see this as a thin edge of the wedge issue,” Byrne said in an interview.
He noted that Newfoundland and Labrador “was actually a nation until 1949″ when it joined Canada. And he wouldn’t rule out recognizing Ontario or other provinces as nations as well.
Autrement dit, les Denis Coderre, Pablo Rodriguez et autres Liza Frulla doivent se faire une raison, chose que Stéphane Dion, à titre de père fouettard de l’idéologie trudeauiste a bien compris, lui. Ce sera notre adhésion au statu quo et le statut de la commuanuté ukrainienne des Prairies ou l’indépendance. Dion a choisi l’à-plat-ventrisme, et au moins, il a l’honnêteté de le dire.
Il faudra bien se faire une raison: le Québec une province comme les autres ou elle devra sortir. Ça c’est ce que l’ineffable Paul Wells appelle de la “lucidité“!